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Les promenades de Bergisel

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Articles avec #livres

Un sol en ruines ?

Editions Flammarion

L'équivalent d'un studio: voici la surface de terres fertiles dont la France est amputée chaque seconde, sous la pression du macadam, des zones pavillonnaires et des hypermarchés dont notre pays est champion. Comment une telle situation est-elle possible, alors que nous peinons déjà à nourrir une population mondiale en pleine explosion ?
C'est pour le savoir que Frédéric Denhez a mené cette enquête corrosive, sillonnant le territoire, sondant les agriculteurs « conventionnels » ou convertis au bio, les maires, les chercheurs, etc. Et ce qu'il a découvert glace le sang: non content de se raréfier, le sol ne parvient plus à assurer les services qui le rendent inestimable. Nivelé, démembré, laissé à nu, labouré en profondeur, soumis à d'inquiétants polluants et à la spéculation... la dégradation de ce bien commun millénaire, garant de notre alimentation et de nos paysages, appelle à une profonde révolution des mentalités.
Empêcheur de penser en rond, l'auteur propose une série de solution à adopter d'urgence, tout en revenant sur un bon nombre d'idées reçues comme l'intérêt du tout bio, les bienfaits du « zéro carbone », etc. Un livre choc, au confluent des maux qui affligent notre société.

 

(Présentation de l'éditeur)

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Citations historiques imaginaires

Editions La France pittoresque

De « Souvent femme varie » à « L'Etat, c'est moi ! », en passant par « Et pourtant, elle tourne ! » ou « Paris vaut bien une messe », qui n'a pas en tête ces « mots historiques » liés à des personnages célèbres ou des événements ayant fait date ?

Nouvelle édition enrichie de 22 dessins hors-texte, du livre de Henri Gaubert consacré aux « mots historiques » que l'Histoire retient mais qui n'ont jamais été prononcés, cet ouvrage est une suite d'enquêtes expulsant du domaine de l'histoire authentique, quelques chères légendes dont s'accommode si complaisamment la croyance populaire. Tenant le lecteur en haleine le temps de 22 enquêtes sur ton espiègle et enlevé, c'est un livre alerte, méthodique, souriant, un véritable jeu de piste au rythme soutenu : un mot va de bouche en bouche ? Gaubert le saisit au passage. Et l'interrogatoire commence : de qui tenez-vous cette histoire ? Il remonte de témoin en témoin, en se rapprochant par bonds de l'auteur responsable.

1. Tu as vaincu, Galiléen ! 2. Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! 3. Hon(n)i soit qui mal y pense 4. Souvent femme varie 5. Paris vaut bien une messe 6. Et pourtant, elle tourne ! 7. L'Etat, c'est moi ! 8. Il n'y a plus de Pyrénées 9. J'ai failli attendre ! 10. Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! 11. A moi, d'Auvergne ! Voilà l'ennemi ! 12. La France, ton café f... le camp ! 13. Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ! 14. Fils de saint Louis, montez- au ciel ! 15. La République n'a pas besoin de chimistes 16. Rien n'est changé en France, il n'y a qu'un Français de plus 17. Soldats, du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent ! 18. Commediante ! Tragediante ! 19. Le mot de Cambronne 20. O.K. 21. J'y suis, j'y reste ! 22. La Fayette, nous voici !

« Plus un mot historique reflète exactement la physionomie morale de son auteur présumé, plus ce mot a des chances d’être faux », prévient encore Gaubert qui, « parmi ces slogans publicitaires, inventés après coup et taillés à la mesure exacte des grands personnages », nous montre comment — et cependant que parfois l’histoire anecdotique n’aime souvent guère mettre en scène des personnages secondaires — les historiens se sont « entendus comme larrons en foire pour tromper le public et égarer son jugement. »

 

(Note de l'éditeur)

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et fin diplomate

Guy Georgy, les passions d'un homme simple

La folle avoine

Je vous propose une lecture des livres de Guy Georgy. Je l'ai découvert dans les années 90. Un homme simple, fin diplomate comme le montrent ses affectations dans des capitales sensibles, déjà àl'époque. Il aide à bien comprendre l'Afrique.

 

Guy Georgy, né le 17 novembre 1918 et mort le 8 juillet 2003 à Paris, inhumé à Cénac-Saint Julien en Dordogne, est un diplomate et un écrivain français.

Ancien élève de l'École nationale de la France d'outre-mer, Guy Georgy est ambassadeur de France en Bolivie en 1961; par la suite, il sera ambassadeur de France au Dahomey de 1964 à 1969 puis en Libye de 1969 à 1975.

Il sera quelques années directeur des Affaires Africaines et malgaches au Quai d'Orsay avant de redevenir ambassadeur de France : en Iran en 1980 puis en Algérie en 1981.

De 1984 jusqu'à sa mort en 2003, il fut le Président de la Maison de l'Amérique latine à Paris.

La folle avoine est le récit de son enfance périgourdine. Orphelin, il avait été élevé par sa grand-mère, une paysanne illettrée, cueilleuse de simples et un peu sorcière, qui l'avait élevé dans sa chaumière au sol de terre battue...

Guy Georgy, les passions d'un homme simple

Le petit soldat de l'empire

Guy Georgy, les passions d'un homme simple

L'oiseau sorcier

Guy Georgy, les passions d'un homme simple

Kadhafi, le berger des Syrtes

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Il y a quelques années j'avais découvert un auteur algérien, ingénieur de formation, à travers la lecture d'un de ses livres, Le village de l'Allemand. Les événements récents me l'ont remis en mémoire et le hasard faisant très bien les choses, Valeurs Actuelles publie cette semaine un entretien avec le journaliste Frédéric Pons. Je n'ai pas encore lu son dernier ouvrage Gouverner avec Allah. L'intérêt essentiel de cet auteur est que celui-ci fait bien comprendre le processus d'islamisation d'un pays. Je suis désolé de le dire mais on retrouve dans Le Village de l'Allemand des thématiques de Zemmour et de Houellebecq sans pour autant tomber dans leurs outrances, cela va sans dire !

Alors Messieurs les censeurs autoproclamés je vous livre un nouvel objectif, un autre os à ronger après Zemmour, Houellebecq, Tesson, Onfray, sans doute bientôt Régis Debray, il y a Boualem Sansal. Sauf que votre ouverture d'esprit ne vous permet pas de connaître cet auteur ! Il échappe donc à votre soif d'interdire tout ce qui ne trouve pas grâce à votre perception de la liberté d'expression. Tous ceux qui réfléchissent un tant soit peu savent que plus la liberté d'expression est louée plus elle est apppelée à être restreinte et bornée.

Je vous invite simplement à bien lire la réponse que fait Sansal à la question "Quels sont les tabous à lever ?"

 

Autour de Boualem Sansal

Gouverner au nom d'Allah

NRF - Gallimard

Autour de Boualem Sansal

A lire aussi :

Le village de l'Allemand

Valeurs actuelles 15.01.2015

Valeurs actuelles 15.01.2015

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Autour du dernier ouvrage de Régis Debray

Un candide à sa fenêtre

Gallimard 15.01.2015

Autour du dernier ouvrage de Régis Debray

Une bonne intro, sans aucun doute .... Deux artistes de la synthèse !

«Je ne prise guère la littérature d’idées. Ses angles droits sont trop fastidieusement masculins et sûrs d’eux pour capter l’émotion, le tremblement, l’inattendu du réel. Pourquoi récidiver? Parce qu’on résiste moins, avec l’âge, aux impulsions du farfelu, jusqu’à se permettre quelques divagations sur les dieux et les hommes, le beau et le moche, le mort et le vif, et même sur l’avenir de l’humanité. Sans dramatiser : les échappées qui suivent sont à un essai ce qu’une flânerie est à un défilé, ou une songerie à un traité de morale. Elles demandent seulement au lecteur un peu d’indulgence pour ce qu’elles peuvent avoir de mélancolique, de cocasse ou d’injuste.»

 

Régis Debray

"Le désert des valeurs fait sortir les couteaux"

Très tôt Régis Debray aura alerté contre l’oubli des valeurs républicaines. Alors qu’il publie "Un candide", il s’exprime sur l’unanimisme de l’après attentat, l’état préoccupant de notre pays ou encore l’attrait inédit du djihadisme.

L'Obs La mobilisation nationale consécutive aux assassinats perpétrés à «Charlie Hebdo» et à la porte de Vincennes pourrait-elle montrer plus de ressources républicaines et de capacités de sursaut qu’on n’en attribuait ces derniers temps à la France ?

Régis Debray Oui, à l’heure où nous parlons, c’est un formidable encouragement. «Quelque chose meurt en nous quand un ami s’en va.» Non. Quand des amis comme ceux-là s’en vont, morts au champ d’honneur, quelque chose de profond se réveille en nous tous. Challenge and response, défi et renouveau. Cela vaut pour les civilisations, comme pour les pays et les individus. Et cela vaut bien de passer sur la récupération bizarre, voire obscène, de joyeux francs-tireurs par tous leurs ennemis réunis, au dedans comme au dehors. Paris vaut bien une comédie unanimiste. La République vaut bien un quiproquo. On devrait pouvoir repartir. Imaginez des politiques à la hauteur ! On peut rêver.

 

Depuis plus de vingt ans, on le voit à nouveau dans ce livre «Un candide à sa fenêtre», votre réflexion porte sur le délitement de l’idée de France, sur l’espèce de déliquescence qui affecte le grand récit national, et l’antipathie sourde que ce dernier inspire même à beaucoup d’entre nous. Chez vous pourtant, cela ne débouche jamais, contrairement à tant d’autres aujourd’hui en France, sur un déclinisme sinistre. Qu’est-ce qui vous permet de garder espoir en ce pays ?

D’abord, le noble instinct de conservation. Et puis la langue, et l’humour – parce qu’au fond, le français, ma vraie patrie, c’est beaucoup plus grand que l’Hexagone. Il y a là une vitalité, une veine d’impertinence, une résilience qui ne renonce pas, en France, en Algérie, au Québec, au Liban. On est bien forcé pourtant d’observer chez nous un appauvrissement du vocabulaire, un tarissement du poétique, un «casse-toi pauv con» généralisé.

Mais il y a de la ressource. Quand vous lisez Kamel Daoud par exemple [«Meursault, contre-enquête», NDLR], vous vous dites : ah, il y a encore une mise des mots sous tension, une intensité d’écriture. Bien sûr, minoritaire. Mais, ça l’a toujours été. Malraux disait que la secte littéraire, c’était 10.000 personnes. Au-delà, c’est un malentendu. Ou un opportunisme.

Espoir d’ordre culturel, donc. D’ordre politique ? Je crains que de ce côté, on ne soit à la fin d’un cycle, celui qui est né aux alentours de 1789 et qui liait la lutte pour le pouvoir à une confrontation d’idées. La première a sans doute 50.000 ans, en tout cas 3.000 ans attestés. C’est une lutte d’intérêts, de factions, de clans. Mais la Révolution a inventé autre chose en France qui arrimait l’éternelle bagarre pour les places à une idée de l’homme et de l’avenir, à un universel. On a souvent l’impression qu’on en est revenu là-dessus au statu quo ante, «ôte-toi de là que je m’y mette».

 

L’agitation autour de l’islam ne cesse de monter en France. Outre les événements tragiques survenus à «Charlie Hebdo», le nouveau roman de Michel Houellebecq traite précisément de ces questions sur un mode polémique. Est-ce que vous pouvez comprendre le fait que certains voient dans cette religion un facteur de déstabilisation majeur pour les pays européens ? Ou est-ce qu’il y a là pour vous une panique excessive qui finit du reste par devenir autoréalisatrice ?

Evitons surtout la paranoïa. Il y a un problème sérieux lié non à l’immigration en soi, mais au fait que beaucoup d’enfants d’immigrés ne se sentent plus français et n’ont pas envie de le devenir. Aux Etats-Unis, les arrivants arborent le drapeau américain. Pourquoi ? Parce que les politiques y ont un petit drapeau étoilé sur le revers du veston, parce que, lorsque vous arrivez dans un aéroport, vous avez un stars and stripes de 10 mètres sur 20.

Nous, nous avons une classe dirigeante qui a honte de sa langue et de son lieu de naissance: c’est ringard, franchouillard, moisi. Comment voulez-vous que les immigrés se sentent un attrait pour ce qui rebute nos gens du bon ton ?

Le vrai problème, ce n’est pas la présence musulmane, du reste aussi éclatée et diverse que le monde chrétien de souche. C’est notre incapacité à nous faire aimer des nouveaux venus. C’est plus un problème franco-français qu’un problème franco-musulman. Pourquoi rien à la place du service militaire ? Pourquoi n’a-t on pas ritualisé la naturalisation comme le font les Etats-Unis, pourquoi «la Marseillaise» à l’école est-elle jugée pétainiste ? Leur religion biblico-patriotique rend les Américains confiants dans leur destin, parfois même un peu trop. Nous avions un équivalent dans le culte laïque de la patrie ou du savoir ou du progrès. Les fondements symboliques sont aux abonnés absents.

C’est la fierté qu’il faut désormais récupérer. Pourquoi est-ce que nous n’arrivons plus en France à mobiliser notre passé prestigieux et nos mythologies autrement que sur un mode muséal ? Les pays comme la Chine ou l’Inde entretiennent leur mytho-histoire. Chez nous, le mythe, Barthes aidant, passe pour un affreux mensonge. La Maison de l’histoire de France était mal partie, avec Sarkozy en initiateur, on avait envie de fuir. Mais cette affaire était révélatrice, comme je le dis dans mon «Candide».

Qu’est-ce qu’une nation ? C’est une fiction qu’on accepte parce qu’elle nous augmente. L’histoire s’en allant, ne nous restent que des mémoires, parcellaires et antagonistes. On est passé de la molécule aux atomes. Ça se paie. [...]

 

© Aude Lancelin - Le Nouvel Observateur

 

 

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Un livre sur la cathédrale de Clermont-Ferrand

Editions de la Nuée Bleue

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Encore des nouilles

de Pierre Desproges

Préface d'Elisabeth de Meurville

avec des dessins de Wolinski, Charb, Luz, Tignous

Encore des nouilles

Editions Les Echappés

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Je suis un artiste dégagé

L'humour, le style et l'humanisme

Editions Les Rencontres de Normale Sup'

Extrait de l'introduction de Florence Mercier-Leca et Anne-Marie Paillet

Au-delà de la provocation ou de la fantaisie, que Pierre Desproges partage avec d'autres, son humour manifeste un amour de la langue, et de la phrase, qui lui sont particuliers ; il avoue avoir beaucoup travaillé ses textes, se définissant comme «un écriveur» : «Tout ce que je fais passe par l'écriture. Écrivain c'est à la fois trop restrictif et trop pompeux. Je suis quelqu'un du verbe. Je suis quelqu'un qui vit du verbe» ; «Je travaille comme un artisan. Je suis très méticuleux, soigneux, besogneux même. Je pèse chaque phrase, chaque mot et je passe des heures dans les dictionnaires».
Pierre Desproges est aussi un amoureux de la Littérature. On ne compte pas ses admirations (pour Kafka, Vialatte...) ni ses pseudo-haines littéraires envers le Nouveau Roman, Marguerite Duras ou Roland Barthes, égrenées au fil des textes, exprimées directement, ou à travers des formes obliques comme le pastiche (celui d'Éluard dans le Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis; ou de Robbe-Grillet dans un texte destiné à son troisième spectacle et resté inédit).Tout pastiche est un hommage ambigu à l'auteur dont on s'inspire.
L'on peut affirmer que c'est le travail de la langue qui fait de Desproges un humoriste «à part». Ce travail de la langue sublime le comique et explique à la fois que l'auteur ait attiré un public plutôt restreint et intellectuel, et qu'il ait pu se permettre des provocations qui, toutes choses égales par ailleurs, ne passeraient pas chez un autre. Les marques de littérarité l'éloignent du vulgaire, de l'éructation, de tout ce qui est assimilable à une expression échappant au contrôle, sous le coup de la haine ou de la bêtise. À qui sait être attentif, le travail de la langue manifeste le second degré. L'emphase, indice d'ironie, indique que tel propos sur les Juifs est une citation parodiée d'antisémites et non le point de vue de l'auteur. S'ajoute à cela l'ethos clair imposé par Desproges, qui, à de nombreuses reprises, dans des textes «sérieux», affirme ses positions non racistes. Interrogé au sujet de son sketch sur les Juifs, il répond dans La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute : «Je suis né en 1939. Je n'ai pas de souvenir de mes cinq ans ou de mes six ans, mais savoir que je suis né à cette époque-là, qu'il s'est passé ce qui s'est passé vis-à-vis des Juifs, c'est un truc que je n'ai toujours pas compris, au sens fort, comme je ne comprends pas Dieu.» (Tout Desproges, p. 894)1 Ce qui n'empêche pas le travail de la langue d'être parfois mis au service d'une authentique verve pamphlétaire («Criticon» dans Les Chroniques de la haine ordinaire), dans le plus pur style analysé naguère par Marc Angenot.
Cependant, très souvent, c'est la langue elle-même qui semble la finalité du discours, plus que le «gag», qui n'apparaît au fond que comme un prétexte à phrases chantournées et à métaphores loufoques ; citons, parmi tant d'autres exemples, la recette du cheval-melba dans le Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis, où le volontairement (très) mauvais calembour final «Clic, Clac, merci Cosaque» disparaît derrière l'explosion de jeux langagiers. Desproges s'inscrit pleinement dans ce que Pierre Jourde nomme une «esthétique de l'incongru».
Car Pierre Desproges n'a pas seulement un style d'humour, il a un style, tout court. C'est pourquoi nous avons voulu lui consacrer ce livre, en hommage à un humoriste véritablement littéraire. Ce volume, qui s'intéresse de près aux formes linguistiques et stylistiques de l'humour desprogien, tout autant qu'aux domaines qu'il vise (de l'obsession du corps et de la mort à la politique), est le fruit d'une journée d'études que nous avons organisée avec la Sorbonne et l'École normale supérieure, et qui a eu Lieu rue d'Ulm ; le même jour se tenait, au même endroit, plus «sérieusement», la «Nuit Sartre» ; qu'en eût dit Desproges ? «Quelle consécration ! pour Sartre, je veux dire...»
Linguistes et spécialistes de l'ironie se sont donc retrouvés autour de textes dignes de ce nom, où se combinent littérarité, humour et humanisme.

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Charlotte

De David Foenkinos

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie". Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

 

Note de l'éditeur

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Les promenades de Bergisel

Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.

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