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Les promenades de Bergisel

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Articles avec #billets politiques

As-tu existé ? Merci à M. Rosanvallon de donner une réponse

Le Monde 12.02.2015

Le Monde 12.02.2015

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Published by bergisel.over-blog.com - - Billets politiques, Humeur, Revue de presse

Il ne faut pas oublier les aspects économiques de la question .... on est tenté de faire passer Poutine pour le "Grand Méchant". N'oublions pas le rôle des USA qui voient d'un très mauvais oeil un rapprochement entre la Russie et l'Europe : ils ont tout intérêt à entretenir le conflit entre l'Ukraine et la Russie, visant aussi à supplanter la Russie comme fournisseur de gaz à l'Ukkraine et à l'Europe. Et nous Européens nous ne voyons rien : en attendant nous exerçons des rétorsions commerciales à l'égard de la Russie, qui riposte par les mêmes ! Qui en souffre ? Certainement pas les USA ! Bien au contraire. Cette situation contribue à affaiblir l'Europe ce qui n'est pas pour déplaire aux USA ... le grand danger collatéral serait de conduire la Russie à s'entendre avec la Chine, l'Europe faisant défaut ! Il y aurait plus à perdre qu'à gagner ! 

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Published by bergisel.over-blog.com - - Billets politiques, Europe

Toujours plus

Un jour on m'a dit que Daech ou d'autres sont des pauvres gens, les nazis aussi ?

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Published by bergisel.over-blog.com - - Billets politiques, Humeur

"Il faut que les responsables politiques soient à la hauteur du peuple. Ca nous pose à tous un défi que nous devons relever"

 

et kiki a dit ça : Laurent Fabius ! Là je dois dire que c'est profond .... mais je crois que François Fillon a sorti le même genre de fadaise.

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Published by bergisel.over-blog.com - - Humeur, Billets politiques

Mais qu'étions-nous avant ?

 

Qui suis-je ? Moi-même ou dois-je me dédoubler sous le coup d'une injonction de nos élites auto-proclamées reprise par la clameur sous forme d'un slogan ? Rappelons-nous la versatilité de nos élites ! N'y-a-t-il pas aussi confusion entre peuple de France et opinion publique ?

 

Que serons-nous demain ?

Résister c'est ne pas se soumettre au terrorisme, c'est refuser l'obscurantisme. Oui ! C'est aussi être libre de croire, libre de penser comme nous l'avons toujours pratiqué, y compris en ne reculant pas devant les paradoxes de la réflexion. Et continuer à être nous-même quelles que soient les circonstances.

 

JM L

Etre Charlie ?

Ce dimanche, nous sommes allés de la République à la Nation. Ces noms n’étaient pas seulement des toponymes. Ils redevenaient un programme. Tel est le message qu'il nous faudra garder à l'esprit : le grand vaincu de cette journée historique ne fut pas seulement le terrorisme, ce fut aussi le communautarisme.

 

© Jacques Julliard

Les Français sont un grand peuple. Nous l’avions oublié. Ils l’avaient oublié. Et puis, tout à coup, l’espace d’un week-end, cette formidable explosion de patriotisme, la Marseillaise et les drapeaux tricolores, depuis longtemps confinés aux terrains de sport, les cris de « vive la France » qui éclatent d’un peu partout. La République et ses valeurs, que d’aucuns avaient décrétées ringardes, revendiquées avec force, avec conviction. Oubliées les fausses pudeurs du cosmopolitisme. Et les signes politiques, tous les signes politiques, gentiment priés d’aller se faire voir ailleurs.

Gentiment. Dans les manifs politiques, syndicales ou culturelles, il est de bon ton d’afficher une virilité bourrue. Dimanche, c’était autre chose : les gens, imaginez-vous cela, étaient polis. Ils se respectaient. Ils se considéraient. Quand ils se heurtaient malgré eux, ils s’excusaient ; ils faisaient place aux voitures d’enfants, aux vieilles personnes. Un million de personnes ont défilé dans l’ordre, sans slogans imbéciles, sans une bousculade, sans un incident, sans casseurs de fin de parcours. J’ai vu non loin de moi, une vieille dame en astrakan, svelte et droite, défiler auprès d’un « jeune » habillé en rappeur, pantalon bouffant taille basse. C’était le métro à 18 heures. On avait, pour un jour, aboli les classes sociales, sans Marx, sans les sociologues, sans la révolution. A moins qu’il y ait là l’amorce d’une révolution. Ou mieux encore, tenez : le souvenir de la Révolution, qui n’a pas besoin de millésime et qui se contente d’une majuscule.

Nous allions de la République à la Nation. Ces noms n’étaient pas seulement des toponymes. Ils redevenaient un programme. Ce programme, cet idéal s’appelaient unité. Et même, unité ou barbarie.

 

Le voilà, le message. Celui que tous les politiques, tous les intellectuels, tous les travailleurs sociaux devront désormais se bien mettre dans la tête, sous peine de rater la signification historique d’une manifestation sans précédent dans l’histoire contemporaine : le grand vaincu de dimanche ne fut pas seulement le terrorisme, ce fut aussi le communautarisme. Le communautarisme est cette doctrine absolument étrangère à l’esprit français, à l’esprit de la Bastille, à l’esprit de la Révolution qui prétend que les individus appartiennent d’abord à des communautés originelles à base ethnique ou religieuse, et que la nation n’est rien d’autre que la fédération de ces communautés. L’exemple type est le Liban où les communautés religieuses, maronites, chiites, sunnites, druzes sont reconnues comme telles par les institutions politiques. Le résultat, on le connaît : dans ce beau, ce cher pays du Cèdre, tout débat politique tourne à la guerre de religion.

 

De tout cela, nous ne voulons pas. Le peuple de France a dit dimanche qu’il n’en voulait pas. Il est attaché à une France laïque, qui ne fait pas acception de personnes, qui ne reconnaît que des individus, et non des communautés, conformément au mot célèbre du Comte Stanislas de Clermont-Tonnerre sous la Révolution : « Il faut tout refuser aux juifs comme nation ; il faut tout leur accorder comme individus ; il faut qu’ils soient citoyens ».

C’est, contre tous ces communautarismes dévoyés, qui ne conçoivent au fond la vie politique que sous la forme de la guerre de tous contre tous, ce que nous appelons intégration. A la différence de l’assimilation, qui prétend réduire le nouvel arrivant à tous les usages de l’ancien habitant, l’intégration concerne tout le monde : elle est un effort pour dégager des manières de vivre ensemble, communes à tous, et acceptables par chacun.

Il faut que cela soit bien compris par chacun, à commencer par les intellectuels dont j’ai le regret de dire qu’ils ne sont pas actuellement les membres les plus intelligents de la communauté nationale : c’est l’intégration, c’est-à-dire l’acceptation de règles communes, de mœurs communes qui permet aux différences individuelles de s’exprimer sans remettre en cause la seule communauté acceptable, c’est-à-dire la communauté nationale. La laïcité n’est pas seulement la paix ; qu’on se le dise, elle est aussi et peut-être d’abord la liberté. Liberté des consciences, liberté des opinions.

 

C’est ici que nous rencontrons l’islam. Pourquoi l’islam ? Parce qu’elle est en France la dernière venue des grandes religions nationales. Le protestantisme et le judaïsme, qui furent discriminés et souvent persécutés sous l’Ancien Régime, ont compris d’emblée que le statut d’indifférenciation que leur offrait la Révolution était pour eux un progrès et même un idéal.

Avec le catholicisme, le débat fut beaucoup plus rude et tourna même à l’affrontement. Religion privilégiée, véritable religion d’Etat sous l’Ancien Régime, il lui fallut un siècle et demi pour accepter la laïcité. Pas plus que l’islam d’aujourd’hui, l’Eglise d’hier n’acceptait la séparation de l’Eglise et de l’Etat avec toutes ses conséquences. Après un long affrontement, l’Etat finit par faire admettre par les catholiques les règles qui président à la paix dans la cité.

 

Nous en sommes là. Beaucoup de Français musulmans, dans leur for intérieur, acceptent ces règles du vivre-ensemble que nous appelons la laïcité. La plupart des autorités religieuses de l’islam pensent de même. Il y a pourtant, de la part des plus intégristes et des plus prosélytes, une tentative tenace pour obtenir des statuts particuliers, au chapitre de l’alimentation et du vêtement, ces deux matières dont toutes les religions se servent pour imposer leur particularisme. La bataille est en cours, et si l’on adhère aux considérations développées plus haut, on conclura qu’il ne faut pas céder. Notre vivre-ensemble en dépend. Beaucoup, parmi les intellectuels culturalistes, sont au contraire partisans de la composition. Ils craignent que toute stigmatisation du prosélytisme musulman entraîne des réactions racistes. Cela part d’un bon naturel, mais manque sa cible. C’est au contraire l’affirmation d’un communautarisme musulman qui risque d’entraîner dans le reste de la population des réflexes racistes.

Mais il y a plus grave. Il y a désormais le djihadisme et le terrorisme. On a eu raison de marteler depuis une semaine : pas d’amalgame ! Identifier l’ensemble des musulmans au terrorisme serait à la fois une faute et un crime. Il faut saluer le sang-froid et la maturité de ce peuple de France qui est sorti dans les rues pour crier à la fois son horreur du terrorisme et son calme refus de toute forme de culpabilisation collective.

Pour autant, n’y a-t-il « rien à voir » entre l’islam et le djihadisme ? Oui, à la façon dont il n’y avait jadis « rien à voir » entre le christianisme et les croisades…

 

Laissons donc de côté les doctrines. Je me garderai bien de prétendre les juger. Mais, dans la pratique, il y a des interprétations pacifiques et des interprétations belliqueuses du Coran. En France même, ces interprétations se combattent, comme du reste dans le monde entier. Ce conflit des interprétations s’est traduit dimanche par une participation assez modeste des musulmans. De petits groupes courageux se sont manifestés. Ce ne fut pas un grand raz-de-marée pour condamner le terrorisme. Les jeunes musulmans des banlieues, dans leur ensemble, n’étaient pas là. Pourquoi ? Par peur, sans doute. Non de la vindicte des autres manifestants, mais plus probablement des représailles à encourir lors du retour dans les quartiers et les banlieues. Dans les écoles, la minute de silence en l’honneur des journalistes de Charlie Hebdo, ces martyrs de la liberté, s’est heurtée à de nombreuses résistances. La ministre de l’Education nationale nous en fera-t-elle le bilan ? Il faudrait bien se décider un jour à voir les choses en face, au lieu de regarder ailleurs.

 

En ce sens, une grande occasion de fraternisation a été manquée. La manifestation monstre de dimanche aurait pu être l’occasion d’un grand tournant historique, comme le fut le 14 juillet 1790 la fête de la Fédération, quand toutes les composantes de la nation française convergèrent au Champ-de-Mars pour proclamer la France une et indivisible.

C’est dire le travail qui reste à accomplir. La tentation terroriste ne sera vaincue qu’avec la collaboration active des musulmans de France et leur adhésion ouverte et massive aux valeurs de la République. Il n’y a pas d’autre chemin. A ceux qui prétendraient, comme on le fait tous les jours de façon paresseuse, qu’une telle adhésion suppose d’abord l’égalité économique, sociale, mais aussi culturelle avec le reste de la population, je réponds qu’à ce compte, jamais intégration entre deux populations d’origine et de conditions différentes ne se serait réalisée.

Reste que dimanche, un grand événement a eu lieu. Il me semble que le peuple de France, de Paris et de toutes les régions, a voulu malgré son silence, et plus encore grâce à son silence, dire trois choses.

>>> D’abord sa solidarité avec nos compatriotes juifs, une nouvelle fois victimes du fanatisme islamique. Que cette manifestation soit un coup d’arrêt à cette double montée de l’antisémitisme, dans le vieux fond réactionnaire de la droite française et dans les banlieues immigrées. L’année dernière, près de 7 000 de nos compatriotes ont choisi de quitter la France. Faisons tout pour arrêter ce mouvement, inspiré par la peur et le découragement. Je le demande, que serait la France sans ses juifs ?

>>> Ensuite, son attachement indéfectible, inconditionnel à la liberté de pensée et d’écrire. Alors que les événements tragiques que l’on sait se déroulaient, de vrais sycophantes, déguisés en critiques littéraires, ne craignaient pas de dénoncer de façon répétitive quasi hystérique « l’islamophobie » de Michel Houellebecq au risque de le désigner aux balles des tueurs. Comme hier on dénonçait, pour les mêmes raisons, « l’irresponsabilité » de Charlie Hebdo. La liberté est indivisible ; il faut la défendre jusque dans ses excès. Il ne suffit pas « d’être Charlie » un beau jour d’émotion nationale et de manifestation patriotique. C’est tous les jours qu’il faut être Charlie, c’est tous les jours qu’il faut rester Charlie !

>>> Enfin, la réaffirmation de l’identité populaire. Qu’on me permette ici un mot personnel. J’ai publié récemment, avec Jean-Claude Michéa, un échange de lettres entre lui et moi, à propos des rapports de la gauche et du peuple. Et nombre de nos lecteurs, jugeant nos réponses insuffisantes, nous ont demandé : « Qu’est-ce donc, à la fin, que ce peuple dont vous parlez ? » Question légitime, question nécessaire. Et réponse difficile ! A tous ceux-là, et à tant d’autres qui se posent des questions semblables, je dis : regardez ces manifestations. Regardez ces foules dans les rues ne répondant à aucun autre appel qu’à celui de leur conscience et de leurs convictions. Regardez ces foules de Paris, de Lyon, de Toulouse, de Bordeaux, de la plus petite de nos bourgades. Vous cherchez le peuple de France ? Eh bien ! Le voilà !

 

© Jacques Julliard © Marianne

 

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Pour bien comprendre l'actualité

Hôtel des Invalides 27.12.2014

... Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie.

 

Platon

La République

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Petite citation pédagogique :

"Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences alors qu'ils en chérissent les causes"
Bossuet

 

Au lendemain du Dimanche 11 janvier 2015, que d'aucuns qualifient comme la journée historique la plus importante depuis la Libération, et à laquelle on attribue les mots clés "Liberté et "République" on doit se poser la question et maintenant ?  D'autres et parfois les mêmes déclarent de manière quasi péremptoire que "rien ne sera plus comme avant", une expression qui me fait remonter des souvenirs, comme du déjà entendu depuis que je suis d'un âge où on comprend les choses sérieuses, en gros depuis que je suis adolescent.

 

Hier nous avons communié dans l'espoir et le recueillement en tout cas pour moi, et en ce qui me concerne, dans la réflexion aussi sur nos échecs accumulés, nos reniements, nos abandons. Il ne suffit pas de crier "Liberté", "Charlie", et de décliner les slogans préparés à l'avance mais aussi spontanés, formatés dans une charge émotionnelle, très compréhensible, à la suite des événements dramatiques des jours précédents, pour donner un sens aux lendemains. Pour beaucoup le 11 janvier 2015 est un point d'orgue. Nombreux dans la foule de Paris mais aussi dans les rassemblements de province aurons retenu que tout cela c'était pour se battre pour la liberté d'expression. Je serais tenté de dire "que ça" alors même que c'est bien plus que cela. Exprimer que les manifestants étaient présents là pour la "Liberté" et la "République" c'est important, certes, encore faut-il donner du contenu à ces mots, réfléchir à ce que nous voulons faire pour sauver cette "Liberté", cette "République", bafouée elle-même, violée par ceux-là mêmes qui en ont la responsabilité publique et parfois par nous-mêmes citoyens.  J'ai entendu, j'ai lu ici ou là que nous devions songer à l'avenir de nos enfants, de nos petits-enfants.... là aussi il faut donner du corps à cette pensée immédiate. Il est bien entendu qu'il y a de ça. Mais comment faire ? que met-on dans cette enveloppe "l'avenir". Il ne s'agit plus de rêver ! Nous ne pouvons pas faire table rase du passé comme si nous étions devant un territoire tout neuf, une étendue vierge, nous ne pouvons pas passer par pertes et profits, nos échecs, j'y reviens, et nos reniements mais aussi notre incapacité à intégrer des populations arrivées en France bien souvent parce qu'il y avait de la lumière.

 

Même si on observe dans ces populations de brillantes réussites dans celles que nous avons accueillies ou qui se sont invitées elles-mêmes, il n'en reste pas moins qu'il y a des échecs. Et bien souvent pas n'importe quels échecs. On le voit. Et ne datons pas cela d'avant-hier comme beaucoup le font. c'est commode. La question se pose depuis des années sans que personne ne trouve une solution ou n'éprouve la volonté de rechercher une solution ! Pour faire court nous constatons un épiphénomène violent, criminel, comme si un volcan avait surgi à la surface de l'océan. "Rien ne sera comme avant !" certes il y a un avant et un après mais que fait-on de ce facteur : tous ces jeunes perdus qui sont plus tentés par le "djihad" que par notre modèle de société qui s'appuie sur les valeurs républicaines. Posons-nous la question : qu'avons-nous fait nous-mêmes de ces mêmes valeurs ? Interrogeons-nous sur l'éducation de ces enfants. Education familiale bien  entendu mais aussi sur les bases fondamentales de connaissances que nous devons leur transmettre. Autant le dire je n'ai pas de solution clé en main mais je m'appuie sur une connaissance assimilée sur le terrain, et non pas ingérée dans des amphis ou en fréquentant le microcosme politique qui est parfois, pour ne pas dire souvent, très occupé à nager dans la vanité et l'auto-satisfaction.

Je fais un retour dans un passé récent :

 

J'ai eu la chance de croiser un journaliste Christian Jelen, qui travaillait au Point après avoir écrit pour le Nouvel Observteur. J'ai dans ma bibliothèque ses ouvrages, lus, relus annotés comme tant d'autres. Ce n'est pas ma bible car j'ai eu et j'ai d'autres lectures que j'ai confrontées à mon expérience, à mes constats. Méfions-nous au passage de ce mot "expérience" qui est aussi, parfois, dit-on, la somme de nos erreurs !

Quand on recherche les dates d'édition de ces ouvrages on constate que le sujet posé ne date pas d'hier, ni d'avant-hier... mais remonte à une trentaine d'années. Et encore, comme on dit je suis gentil ! J'ai retrouvé dans mes disques durs d'archivage une fiche de lecture que j'avais rédigée au milieu des années 2000 alors que je travaillais depuis près de quinze années à lutter contre la délinquance et la criminalité dans des zones qui étaient déjà, pour certaines, des zones de non-droit .

""""Trois ouvrages de Christian Jelen : « La famille, secret de l'intégration », « Les casseurs de la République » et « La guerre des rues ».On ne peut pas comprendre ce qui se passe actuellement dans de nombreuses banlieues françaises si l'on n'a pas lu les ouvrages d'enquête de Christian Jelen, journaliste au « Point », spécialiste des problèmes de société et d'immigration.

Ce qu'écrit Jelen n'est pas politiquement correct. Il a regardé les statistiques, s'en est procuré plusieurs, il est allé dans les banlieues, a fait des enquêtes, a rencontré des victimes et des fauteurs de troubles. Les analyses des politiques de droite et de gauche ont souvent été démenties par les faits. Ils ont réduit les premières émeutes du début des années 1980 au dérapage de quelques « allumés ». Lorsque l'affaire devient plus sérieuse, aux alentours des années 1990, ils croient aux seules vertus de la « prévention », du « développement social » et de l' « insertion ». Faute de bon diagnostic, le nombre de quartiers qualifiés de dangereux est en constante augmentation. Ces élus ont eu peur de reconnaître que la délinquance est l'œoeuvre d'une minorité de jeunes Français, qu'il s'agit là d'un problème d'intégration et non pas d'une « faute » de la société.

Pour Christian Jelen, montrer les faits est un devoir du journaliste enquêteur. Et ce sont justement ces faits que les politiques refusent de voir. Jelen montre, exemples à l'appui, que ce ne sont pas seulement les cadres de vie qui incitent à la violence. A Strasbourg où des voitures sont brûlées toutes les nuits avec un pic lors de la Saint-Sylvestre, on ne trouve pas des barres en béton ou des tours abîmées. Au contraire, les espaces verts abondent, ainsi que les équipements socioculturels. Pourtant, les violences sont au-dessus de la moyenne nationale. A contrario, dans le Nord-Pas-de-Calais où de nombreuses banlieues sont hideuses, avec un taux de chômage deux fois plus élevé qu'à Strasbourg, les statistiques de la délinquance sont en dessous de la moyenne nationale.

Jelen dénonce aussi les innombrables politiques publiques soldées par autant d'échecs. Depuis que Mitterrand a déclaré après les émeutes de Vaulx-en-Velin de 1990 qu' « il y a de bonnes raisons au pillage et au saccage » et a inauguré un plan de la ville, de multiples plans ont vu le jour : plan Delebarre, plan Tapie, plan Raoult en 1995, plan Sueur, plan Bartolone en 1998 et plan Borloo en 2004. Des milliards de francs et d'euros ont été déversés sur les « zones urbaines sensibles ». En pure perte, puisque la délinquance n'a cessé d'augmenter.

Et Jelen montre, toujours exemples à l'appui, que les équipements d'Etat, centres sportifs, maisons de la culture, services publics, transports, ne font pas du tout défaut dans les quartiers sensibles. Au contraire, ces quartiers en sont souvent mieux pourvus que d'autres. La violence ne découle pas d'un problème d'ennui mais d'une déculturation et d'un désintérêt pour la culture et le savoir. Les « jeunes » s'ennuient parce qu'ils ne s'intéressent à rien et, comme ils ne risquent pas grand-chose, ils préfèrent casser ou brûler des voitures.

Villepin continue cette politique. Encore un « plan social pour les banlieues », 15 nouvelles zones franches alors que l'on connaît l'échec de ces zones, un nouveau « machin administratif », l'Agence pour l'égalité des chances, alors qu'il existe déjà de nombreux organismes publics et para-publics qui font la même chose (comme la Haute Autorité de lutte contre les discriminations), l'ANPE mise à contribution alors que son échec au plan national est connu de tous et, enfin, 100 millions d'euros distribués aux associations sans aucun plan, évaluation ou étude des besoins. Par ailleurs, l'argent des associations en France représente environ 45 milliards d'euros par an sans savoir exactement où va l'argent….""""

 

Il faut bien se remettre en tête que d'autres événements sont survenus depuis ce résumé qui peut paraître incomplet, mais il ne s'agit que d'une fiche de lecture. Il faut appuyer sur plusieurs aspects qui sont des points incontournables : l'éducation familiale, l'acquisition des connaissances fondamentales de base. Je ne suis pas surpris que des jeunes partent à la dérive lorsqu'ils vivent dans des milieux où les mères, bien souvent, ne sont là que pour faire la cuisine et enfanter. Le poids des fameuses traditions les maintient dans l'ignorance... les pères sont souvent courageux mais ceci ne les exempte pas d'être sans emploi ... les filles comme les mères restent soumises au carcan patriarcal. L'esclavage commence dans la famille. Il est évident que pour elles l'échappatoire ce sont les études où elles réussissent, quand cela leur est permis, brillamment. Pour les autres c'est la soumission, les sévices physiques, voire sexuels, quand elles ne respectent pas les codes. La première discrimination est dans la famille.

 

Pour les garçons les perspectives d'avenir se trouvent souvent dans l'économie souterraine où l'argent facile circule sans grande difficulté pour l'acquérir,  tant les marchandises sont là à portée de main : stupéfiants, marchandises colées et revendues. Mais pour appuyer ces flux il faut aussi des armes. Les mères sont très fières de leurs garçons qui réussissent ne s'interrogeant pas plus sur la présence d'un cabriolet BMW symbole d'un statut d'intégration mal analysé !

Pour d'autres c'est l'endoctrinement auprès de prédicateurs autoproclamés. On apprend le Coran à travers des extraits soigneusement choisis, souvent traduits. Quand on est illettré en français il n'est pas dit qu'on sache lire et écrire la langue arabe. Des esprits faibles sont tentés par la promesse, pas tant d'une vie matérielle meilleure, mais du paradis des Martyrs.

Quand on ne s'occupe pas de ses problèmes, d'autres le font à notre place avec les résultats qu'on connaît !

Il faut rappeler quand même que le principe de laïcité est rejeté par les intégristes musulmans ! Il en est de même pour la liberté. Ils n'en ont que faire et si j'ose dire pour eux c'est du "Chinois" !

Alors je veux bien qu'on crie les mains agitées "LIberté" et qu'on m'envoie à la figure "la République" mais il faut donner du contenu à ces notions. Pas à moi mais à ces jeunes ! Un ami m'a pratiquement expliqué que les rassemblements trouvaient leur fondement dans ces deux notions. Oui et alors ? C'est à ces jeunes qu'il faut l'expliquer !

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Henri est lucide mais sa lucidité ne le conduit pas au bout de son diagnostic. Le 23 octobre il expliquait que la vie publique courait à l'explosion au regard "de nos habitudes de comportements et de pensées" Il ajoute que les institutions et les partis partent la dérive. C'est là que le diagnostic ne va pas au bout de sa logique. Les institutions, à commencer par constitution de la Vème République ne sont pas en cause. Ce ne sont pas elles qui commandent aux hommes politiques (homme pris dans son sens générique) d'adopter des comportements que la morale réprouve, voire de commettre des indélicatesses et pour tout dire d'être en infraction avec la loi pénale. Il ajoute que "le mot qui caractérise société, économie,institutions, débat public, démocratie, politique,c’est le désordre. Tout le monde se demande si le mandat du président et la majorité iront à leur terme.Tout peut arriver, c’est la seule certitude !" Comme si seul le Président était l'unique cause de cette situation. Il  apporte certes sa pierre à l'édifice qui rend la vue sur la vie pubique nauséabonde. Il suffit de laisser courir son regard de l'extrême-gauche à l'extrême-droite pour être édifié. Aucune tendance n'échappe au triste constat, même si les extrêmes semblent d'un certain point de vue plus acceptables aux yeux de certains, c'est seulement à cause des démarches démagogiques qui ont  le rôle avantageux de développer un écran de fumée sur la réalité. Le précédent président a fait un retour sur le devant de la scène en annonçant qu'il "avait changé". Dès sa première déclaration l'observateur moyen avait compris qu'il n'en était rien, il le confirmait d'ailleurs sur France 2 deux soirs plus tard. Chasser le naturel il revient au galop. Avoir des sympathies politiques n'exclut pas non plus d'être lucide et de regarder les choses telles qu'elles sont.

 

Certains rêvent d'une sixième républiuqe : si c'est pour faire une sixième qui ressemble étrangement à la quatrième ... quel intérêt. Il faut se souvenir de la quatrième ! En fait ce sont les hommes qui sont uniquement en cause. Ce sont eux qui ont oublié une chose évidente : ils sont au service du pays et de son peuple. Et rien d'autre. C'est si élémentaire que ça échappe à l'évidence !

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Je suis comme Roland Pietrini je n'ai pas tout compris dans l'analyse que font nos politique de ce sujet. Je dis bien "nos" politiques. Il ne s'agit pas de taper sur une aile ou l'autre de notre classe politique. Tous se prennent le pied dans le tapis et depuis quelques années.

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Les promenades de Bergisel

Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.

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