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Les promenades de Bergisel

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Comment retourner sa veste

Malgré son coût, notre agriculture ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées et nous ingurgitons chaque jour notre dose de pesticides.Après deux années d’enquête, Isabelle Saporta montre l’absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d’eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l’antibiorésistance.Malgré tout, il est encore possible de revenir à plus de raison. Certains travaillent d’arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan, il suffit de les écouter !

 

Elle dit le contraire aujourd'hui ! "Trop de normes ...." Enfin elle insinue le contraire dans le titre qui suit. Avec en prime une photo de vache Salers.

Comment retourner sa veste

Savez-vous quelle pression écologique un âne exerce sur son pâturage ? Votre carrelage est-il réglementaire ? Connaissez-vous le supplice de la pédichiffonnette ? La hauteur de votre " végétation concurrentielle " - l'herbe ! - est-elle conforme ? Vous êtes perdu ? Eux aussi ! Ils s'appellent Gérard, Nelly, Jean-Baptiste, Anaëlle... Isabelle Saporta, journaliste et auteur notamment du Livre noir de l'agriculture et de VinoBusiness, les a rencontrés. De Tracy-sur-Loire à Créances, de Noceta à Eygalières, ils sont éleveurs d'agneaux de pré-salé ou de poules de Marans, fabricants de bruccio, de beaufort ou de roquefort, vignerons... Vous mangez leurs viandes, leurs fromages. Vous dégustez leurs vins. Leurs produits sont servis sur les plus grandes tables du monde. Et pourtant... l'administration les harcèle en permanence, transformant leur quotidien en enfer. Quant à l'agrobusiness, il attend tranquillement son heure. Son arme pour mettre à mort ces défenseurs du terroir ? Les asphyxier sous d'innombrables normes formatées par et pour les multinationales. Ceux qui résistent ne demandent qu'une seule chose : qu'on cesse d'assassiner en toute impunité la France de la bonne chère !

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Published by Jean-Michel Laurent - - Société, Agriculture, Livres

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Published by Jean-Michel Laurent - - Kupka, Prague, Praha, République Tchèque

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Published by Jean-Michel Laurent - - République Tchèque, Prague, Praha

L'incendie de la chambre d'agriculture du Finistère à Quimper

 

Il y a quelques jours des agriculteurs ont tenté d'incendier la chambre d'agriculture de Quimper. A l'énoncé de cette information je m'étais fait une réflexion intérieure : « voilà que les agriculteurs bretons détruisent leur propre bien ! Mais ils sont fous ces Bretons ! » Ils avaient déversé du fumier, des pneus et autres déchets puis avaient tenté de mettre le feu au bâtiment. Les forces de l'ordre avaient eu toutes les peines du monde pour les déloger. Là j'étais resté « sur le cul » comme on dit vulgairement !

 

Je sais bien qu'une chambre d'agriculture n'est pas la propriété des agriculteurs en tant que bien immobilier mais elle est gérée par une assemblée d'agriculteurs … Depuis je m'étais intéressé à cette chambre d'agriculture et j'avais constaté que la majorité de cette chambre présidée par André Sergent était constituée par la FDSEA. Jusque là rien d'original ! Mais hier en écoutant France 3 à 19 heures une information perce au résumé des régions.

 

La colère des agriculteurs a été motivée par la comportement de certains élus majoritaires qui s'étaient rendus en voyage d'étude en Afrique du Sud au mois de novembre 2015 sans avoir informé leurs confrères minoritaires de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne. Je vais traduire en « cachette » ! Ce qui ne signifie pas que ce sont ces élus minoritaires qui ont essayé de mettre le feu au bâtiment, ce qui ne serait pas dans leur intérêt. L'information précisait que le voyage avait été financé par l'organisme à hauteur de 80000 euros et que les conjointes ou conjoints qui participaient à ce voyage avaient payé leurs propres frais. Un vice-président de la chambre d'agriculture élu FDSEA déclare spontanément devant les caméras qu'il y avait eu « un défaut d'information » (sic) justifié par le fait que le voyage « avait lieu en pleine crise agricole » (re sic). Ah ben voilà !… donc pour résumé à nouveau : ça été fait en toute connaissance de cause, en toute conscience. Véronique Le Floch représentante de la Coordination Rurale et le représentant de la Confédération Paysanne confirment que l'Assemblée n'a pas été informée de ce voyage d'étude.

 

On comprend la réaction de colère des agriculteurs au moment où le monde agricole traverse des crises successives et que Xavier Beulin jettent les troupes FNSEA, FDSEA et leurs petits frères Jeunes Agriculteurs sur les routes en déversant des tonnes de fumier, pneus et autres déchets ! C'est quand même grandiose de constater que certains ont le loisir de se promener en Afrique du Sud. Je comprends aussi qu'il vaut mieux aller en Afrique du Sud en plein été que rester sous le crachin breton à Quimper ! Cela dit un voyage d'étude peut être utile pour l'avenir de l'agriculture dans le Finistère, mais alors pour quelle raison avoir agi en omettant volontairement d'informer l'Assemblée ?

 

Je ne vais pas pousser la mesquinerie jusqu'à convertir ces 80000 euros en tonnes de foin pour nos agriculteurs victimes des rats taupiers. 

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Published by Jean-Michel Laurent - - Agriculture, Billets, Humeur

C'est ce même devoir de mémoire qui nous a conduit à découvrir la vérité révélée du film Indigène... C'est la même proposition : devoir de mémoire contre l'histoire. Je passe sur l'autoflagellation ! Il faut s'y habituer !

 

Je n'ai jamais été ce qu'on appelle un élève brillant. Plutôt un apprenti laborieux, je vais le dire comme ça. Mais j'ai eu la chance d'avoir une grand-mère maternelle, native de Saint-Constant dans la Châtaigneraie cantalienne profonde, cuisinière au domicile parisien de la famille Darblay, grande famille de minotiers de Corbeil, titulaire du certificat d'études, qui m'a injecté dans mes biberons l'amour de mon pays et de l'histoire. Quand je dis l'amour de mon pays, c'est le patriotisme pas un nationalisme étriqué, réducteur. Non le patriotisme permet d'envisager de donner sa vie pour son pays et en cas de survie d'exporter sa culture. Aussi simple que ça. Une sorte de foi du charbonnier !

 

Je prends le prétexte du film Indigène pour justifier cette opposition fondamentale. Donc à la sortie de ce film la masse bêlante extraite du microcosme des jeux du créneau 17-20 heures (je ne critique pas le tévé-spectateur qui se colle devant l'écran dans ce créneau horaire mais le conditionnement qui en découle !) a découvert que les mâles de notre empire colonial avaient servi de chair à canon notamment pendant les deux grands conflits mondiaux. Au passage j'observe que ce film qui se veut humaniste oublie sur le chemin du devoir de mémoire nos amis indochinois ! Je me trompe ? Je n'ai pas vu les yeux bridés !

 

Donc mon apprentissage laborieux m'a permis d'aborder l'histoire en écoutant sagement, je lui en ai fait voir quand même, ma « mémé ». Dès l'école primaire je savais qu'il y avait un empire colonial et que les hommes de ces régions étaient venus se battre pour la France. C'était en gros en 1960, j'avais huit ans. Je n'avais pas découvert le devoir de mémoire mais je commençais à apprendre l'histoire de mon pays sans la prétention de départager le bien du mal. Une histoire à l'état brut, pas une histoire analytique mais j'avais dépassé le stade du « tirailleur Banania ». Par la suite j'ai approfondi cette connaissance notamment en vivant la fin de la guerre d'Algérie et l'exode des « Pieds-Noirs », la substance introduite dans les biberons poursuivait ses effets.

 

Je n'ai pas l'intention de caricaturer mais il faut revenir à des exemples simples et dépasser la réduction du film Indigène !

 

Pendant le premier conflit mondial 45000 Marocains sont venus en Métropole participer à l'effort de guerre et affectés dans les différents secteurs de l'appareil productif, en plus de ceux affectés dans des unités coloniales, des unités de contact comme ont dit, donc en première ligne. Ce fut le cas en Limousin où des centaines de Marocains sont venus travailler dans les mines d'or, de plomb ou de houille pour remplacer les mineurs mobilisés sur le front.

 

Peu de sources locales abordent ce sujet … le journal Le Populaire du Centre se fait l'écho des décès par accident au fond des galeries et des morts par maladies. Les décès par accident font partie de la vie des mineurs qu'ils soient français ou marocains, malheureusement, mais les décès par maladie sont plus fréquents chez les Marocains en raison de conditions d'hébergement, dans des bâtiments insalubres et humides, conditions propices pour développer toutes sortes de maladies dont l'issue est souvent mortelle. Ces Marocains vivront en France de 1914 à 1919 et seront remplacés, pour ceux qui auront survécu, dans l'après-guerre par des travailleurs français et européens.

 

Je fais le lien avec les migrants même si la problématique n'est pas de même nature. Ce que je cherche à montrer c'est que la méconnaissance de l'histoire conduit à se forger une mémoire sélective. On perçoit le caractère superficiel de ce devoir de mémoire qui occulte l'histoire. Le devoir de mémoire s'appuie souvent sur l'émotion, la connaissance de l'histoire s'appuie au premier degré sur un constat puis se développe sur une mise en perspective. L'histoire ce n'est pas contempler le passé c'est essayer de dégager des réponses pour comprendre le présent et envisager le futur. Le devoir de mémoire c'est comme un iceberg dont on ne retient que la partie visible.

 

Comme je l'évoquais dans un billet précédent on préférerait ne pas voir ces flux migratoires qui bien souvent sont causés par des situations de crises. Crises économiques, alimentaires, déstabilisation de pays voire de continents. Pire : crises imbriquées les unes dans les autres … et une couche supplémentaire, enfin plusieurs couches : comme en Syrie où plusieurs belligérants, souvent grandes nations, factions rivales, clans s'affrontent ; comme en Libye où même un président français est allé vider sa bile, inspiré par un philosophe-maréchal ex-gauchiste, devenu embourgeoisé, en prenant le risque énorme, risque avéré, de déstabiliser la région du Sahel là où combattent 3500 soldats français, dont certains par le sang versé, dans un espace grand comme l'Europe !

 

Nombreux sont ceux qui réagissent dans la confusion, par frustration, par ignorance, par idéologie, par réflexe identitaire s'opposant à un autre réflexe identitaire. Les mêmes qui oublient que nos pays industriels se sont confrontés et ont fait appel à des migrants, comme ces Marocains, pour ne reprendre que cet exemple, pour les mettre en première ligne ou les envoyer au fond des mines dans des conditions que je ne veux pas imaginer ! La paix revenue il a fallu redresser nos pays et faire appel à de nouveaux contingents de migrants comme les Polonais pour combler les pertes subies par les mineurs morts au front. Ces propos ne sont pas dictés par une vulgaire et simpliste sensiblerie mais par un constat élémentaire ! Et à travers ces quelques exemples on voit que notre approche est sélective ! 

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Published by Jean-Michel Laurent - - Billet, Histoire, Migrants, Verdun, Marocains

« Je parle bien tchèque, mais j’ai un accent », ou écrire tchèque avec un regard de Français

« Mluvím česky dobže, ale mám pžízvuk » - « Je parle bien tchèque, mais j’ai un accent ». Un accent qui empêche beaucoup d’étrangers (mais aussi certains Tchèques, parmi lesquels Václav Havel) de bien prononcer, entre autres, la lettre « ř », un phonème spécifique de la langue tchèque. Heureusement, ce handicap n’empêche pas pour autant de bien parler tchèque, et même parfois, même si cela est plus rare, d’écrire un livre en tchèque. C’est le cas par exemple de Stéphane Poignant. « Mluvím česky dobže, ale mám pžízvuk » est le titre d’un recueil de petits textes le plus souvent amusants sur la vie en République tchèque que Stéphane, Français installé depuis quelques années à Prague, a rédigé au fil de son apprentissage du tchèque. Responsable des éditions Garamond, Petr Himmel explique pourquoi il a décidé de publier ce livre :

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Published by Jean-Michel Laurent - - Actualités tchèques, République Tchèque

A l'heure où nous commémorons le centenaire de la bataille de Verdun on revient nous bassiner avec le devoir de mémoire. Heureusement que nous avons inventé cette formule sinon nous ne saurions pas comment réfléchir. A l'heure où l'enseignement de l'histoire est réduit à une « peau de chagrin » dépourvue de consistance c'est assez extraordinaire !

 

On nous ressert toujours les clichés, les salades à la pensée unique type Apocalypse, voilà à quoi se résume la connaissance, un peu de saupoudrage de devoir de mémoire et c'est bon. Le devoir de mémoire fait oublier l'histoire, j'en veux pour preuve au moins partielle qu'il suffit de lire la presse ou d'écouter quelques reportages : on nous parle d'armée prussienne …. les Prussiens … Alors que l'unité allemande a été scellée au château de Versailles le 18 janvier 1871 ! Il s'agit donc bien de l'Allemagne, de l'Empire Allemand.

 

Autre exemple de déformation de l'histoire on lit ici ou là qu'à la date de la déclaration de guerre par l'Allemagne à la France (3 août 1914) s'opposent deux alliances. La Triple Entente (France, Royaume-Uni, Russie) et le Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie). Présentation qui est juste jusqu'en 1914. En 1914 l'Italie proclame sa neutralité et n'entre dans le conflit qu'en 1915 au mois de mai 1915 au côté des Alliés face à l'Autriche-Hongrie par le traité de Londres (avril 1915) dénonçant ainsi son adhésion à la Triple Alliance et sa neutralité. On voit donc que l'Italie n'entre pas dans l'enchaînement qui conduit à la guerre.

 

Moi-même j'ai failli tomber dedans en proclamant mon humeur « Il y a cent ans, la boucherie de la bataille de Verdun ». Oui évidemment quand on considère les chiffres bruts 300000 morts , près de 500000 blessés. Il n'y a pas d'autre mot.

 

S'arrêter là c'est donner du crédit à ce qu'on entend dans la bouche des Allemands qui se lâchent dans notre langue « Gross malheur, la guerre ! ». Il faut quand même dépasser nos réactions primaires pour essayer de comprendre les enjeux de la bataille tant du côté français que du côté allemand. Comprendre ce n'est pas justifier. Comme le disait Clemenceau « les pacifistes sont des fauteurs de guerre » ce qui prend toute sa signification dans la bouche de celui qui sera surnommé "le Tigre" quelques mois plus tard alors qu'il venait de l'extrême-gauche et qu'il était à l'origine un pacifiste viscéral. Sauf que son beau-frère était Alsacien !

 

La bataille de Verdun ce sont des enjeux concordants. Pour l'Allemagne c'est gagner Paris et en terminer, dans l'esprit du Komprinz, influencé par la conception du Feldmarshall von Falkenhayn, admirateur de l'Empereur Napoléon Ier, il s'agit de la bataille décisive. Pour la France il s'agit de créer un point de rupture pour accélérer le cours de la guerre … et en terminer. Les Allemands prennent l'initiative de la bataille décisive le 21 février 1916. Dix mois d'affrontements sanglants au terme desquels les belligérants retrouvent en gros la ligne de front du début de l'offensive allemande ! Les Français sont en léger retrait par rapport aux positions initiales. On observera qu'on ne parle pas de victoire ou de défaite, allemande ou française, on parle de bataille de Verdun.

 

Il est aberrant de parler de l'inutilité de cette bataille. Oui cette bataille a été inutile si nous en restons au constat : dix mois après son début les Allemands et les Français retrouvent leurs positions. Bien entendu ! Mais si l'un ou l'autre emportait la décision : la guerre était terminée et le cours de l'Histoire faisait un virage de 180 degrés ! La France capitulait avec une humiliation en prime … ou les Allemands rentraient chez eux ! Et on évitait sans doute la défection de l'armée du Tsar ! Je ne raisonne pas avec des « si », tout simplement, j'essaie de regarder ce que l'issue de cette bataille aurait pu changer au niveau du monde.

 

Réduire donc la bataille à un simple critère d'utilité négative c'est faire peu de cas du courage des Poilus commandé par le général Pétain dont le général de Gaulle dira plus tard : « Si, par malheur, l'usure de l'âge mena le Maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire qu'il avait acquise à Verdun ne saurait être ni contestée ni méconnue par la Patrie.» C'est faire peu de cas aussi des souffrances des hommes qu'ils soient français ou allemands.

 

Et j'ajouterai que parler de l'inutilité de la bataille c'est accepter a contrario l'éventuelle défaite de l'armée française qui aurait été aussi celle de la France ! Je force à peine le trait : on comprend mieux l'esprit de Münich, l'armistice de 1940, Montoire et l'esprit de la Collaboration ! Il y a des résurgences nauséabondes. 

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Published by Jean-Michel Laurent - - Billet, Histoire, Verdun

 

J'avais lu sur un réseau social à propos des migrants qu'il fallait défendre la France … une fois j'avais écrit moi-même en lisant ça qu'il valait mieux en rire que se mettre en colère.

 

Je vais délivrer mon point de vue, je pense même l'avoir donné il y a quelques semaines. Certes je préférerai les voir rester dans leurs pays mais tant que régnera un climat pour le moins instable, on l'appelle guerre je crois, on ne peut pas espérer de voir ces flux cesser. Certains y voient une invasion, l'émotion et l'ignorance interdisent généralement toute forme d'analyse rationnelle ! Si je m'abandonnais à un mode de pensée trivial j'écrirais que si ces personnes étaient exterminées il n'y aurait plus de flux migratoire … on perçoit tout de suite où ça nous conduit ! Ce qui se passe notamment en Syrie est excessivement compliqué, ça dépasse même l'entendement. Les analystes parlent de vingt-trois belligérants dont les intérêts s'entrechoquent, comme on dit communément une poule n'y retrouveraient pas ses petits. Il y a le pouvoir de Damas et tout autour des pays qui défendent Assad, d'autres qui luttent contre lui. Il y a des milices islamistes ou pas qui sont opposées au régime syrien mais qui se battent aussi, pour certaines, entre elles. Se mêlent à cela des religions, ou plutôt des factions religieuses opposées. Les chiites défendent en principe le pouvoir et sont opposés aux sunnites. Viennent s'imbriquer dans ce que j'ose appeler ce « merdier » les Kurdes du nord de la Syrie, une coalition occidentale, dont la France et les USA, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis qui entre dans le jeu, l'Iran qui intervient avec des milices chiites, la Turquie qui soutient les insurgés anti-Assad..... et la Russie alliée de l'Iran et de Damas, là aussi aucune surprises, c'est historique. Les Russes qui ont toujours eu des contentieux avec la Turquie. Il suffit de déplier une carte pour comprendre. J'ai bien parlé des islamistes et à l'intérieur il y a aussi plusieurs tendances. D'ailleurs l'Occident a soutenu l'une d'elles Al Nosra. J'oubliais le Hezbollah qui soutient traditionnellement Damas et qui verrouille le Liban.

 

En fait la révolte du départ, intra-syrienne, s'est transformée en un conflit par procuration où plusieurs pays règlent leurs comptes en Syrie.

 

Je limite à la Syrie volontairement car on pourrait développer l'histoire des révolutions dans les pays arabes sur des pages et des pages. Le rôle de la France dans tout ça a été dès le départ assez approximatif. La révolte anti-Assad a commencé sous l'ère de Nicolas Sarkozy et on ne peut pas dire que la France ait été claire dès le départ. Certains murmurent même que des milices islamistes ont été armées directement ou indirectement par la France. On sait qu'il y a beaucoup de perméabilité sur le terrain ….

 

On comprend donc que parler d'invasion à propos des flux migratoires relève de l'approximation voire de l'ânerie ! On pourra toujours m'opposer que des terroristes peuvent s'infiltrer dans cette masse humaine. Oui sans doute mais que faisons-nous pour contrôler et filtrer ? Et ça ne date pas d'aujourd'hui. On peut qualifier Hollande d'amateur mais Sarkozy n'a pas fait mieux en matière de sécurité extérieure et a fait preuve de légèreté en Libye. En Libye comme en Syrie il faudra m'expliquer quels sont les buts de guerre. Renverser un pouvoir, aussi dictatorial soit-il, ne constitue pas en soi un but de guerre. On le voit bien en Libye : un pays débarrassé de Kadhafi mais complètement explosé, ravagé par les luttes claniques … et qui devient le terrain de jeu des islamistes qui sont ainsi à quelques centaines de kilomètres des Balkans et la pointe sud de l'Italie. Quelle réussite !

 

Donc les populations civiles prises sous les bombardements des uns et des autres, victimes de la terreur islamiste, de la mal-nutrition n'ont d'autre choix que d'essayer de fuir. Ils se trouvent des Français qui ont une très mauvaise connaissance de notre histoire ou une mémoire sélective. Je ne vais pas remonter à Saint-Louis mais simplement à la guerre de 1870 où des Alsaciens et des Lorrains ont fui l'annexion de leur région par la Prusse. D'ailleurs nous Français de « souche » (!) nous éprouvions une telle affection pour ces compatriotes que nous nous sommes empressés d'expédier quelques familles, plusieurs centaines, peupler l'Algérie qui avait été conquise quelques années auparavant ! En 1914 nouvel exode massif des Belges flamands et wallons vers la France (d'où la présence de nombreux agriculteurs portant des noms de famille un peu nordiques au nord de la Loire). En 1940 ayant pris goût à la chose on recommence à une autre échelle là ce sont des dizaines de milliers de personnes qui fuient vers le sud devant l'avancée allemande. Mon père avait un peu anticipé le mouvement et a rejoint Montluçon en vélo dans de la famille puis Castres où son beau-père lui avait trouvé un employeur. Je peux affirmer qu'il a été considéré comme un migrant d'aujourd'hui ! Beaucoup d'Alsaciens se sont repliés sur la région de Clermont-Ferrand pour échapper à la zone interdite. Il faut ajouter une chose ! Beaucoup d'Allemands et d'Autrichiens avaient fui leurs pays respectifs et s'étaient installés dans le sud de la France. Eux savaient déjà ce qu'était le régime nazi alors que nous, nous faisions semblant de l'ignorer, on connaît la suite ! Eh bien l'Etat Français les a livrés à la police allemande alors même qu'ils vivaient en zone libre! Quelques familles ont pu fuir vers l'Espagne mais la grande majorité n'a pas pu s'échapper. Le lecteur qui me fera l'honneur de me lire comprendra pourquoi je réagis quand je lis qu'il « faut défendre la France ». Ceux-là mêmes qui s'étaient couchés devant l'Allemagne nazie défendaient sans aucun doute la France.

 

Dans mon propos il ne s'agit pas de nier le trouble que peut causer un afflux massif de migrants notamment dans le Pas de Calais face à l'Angleterre. Pourquoi là et pas ailleurs ? Tout simplement parce que c'est l'accès le plus direct : possibilité d'embarquement sur des navires, tunnel sous la Manche. C'est là où tous les migrants se retrouvent : Syriens, Irakiens, Afghans, Pakistanais, Libyens, Kurdes, Erythréens … je dois en oublier ! Une société pas du tout homogène, des hommes à la merci des passeurs et des mafias diverses et d'associations, qui pour certaines se présentant sous un couvert humanitaire, exploitent leur misère à d'autres fins. Il est de bon ton de pointer du doigt nos pays voisins mais là aussi soyons réalistes on peut difficilement leur reprocher ce que nous-mêmes sommes incapables de faire. La situation des pays comme la Grèce, au premier rang, et la Bulgarie est intenable. Les pays d'Europe Centrale aux populations faibles sont en deuxième rideau et prennent de plein fouet cette cohorte humaine. Là aussi le décalage culturel fait que ces personnes ne sont pas les bienvenues. L'Allemagne a adopté une position ou des positions successives à géométrie variable. Reprocher à la Chancelière ses choix c'est ignorer la réalité sociologique du pays qui compte déjà une forte colonie turque. Je ne sais pas si cette communauté est si bienveillante à l'égard de ces nouveaux venus ? Je pose la question mais je pense avoir la réponse. Et puis l'Allemagne applique une politique pragmatique comme elle l'a fait à l'époque de l'agrégation de l'ex RDA, comme elle le fait en matière économique : croissance à 2 % et plein emploi avec des dommages collatéraux sans doute ! On voit aussi que des pays comme ceux de l'Europe du Nord, Suède et Danemark notamment, voient leurs conceptions sociales généreuses mises à rude épreuve, la Suède envisage d'expulser 80000 migrants, dans quelle direction ? Là aussi il faut revenir en arrière et au moins en France. Nous avons connu comme l'Allemagne cette situation de croissance positive et de plein emploi, à un point tel que nous avons fait venir des Polonais, des Tchèques... puis des Italiens, des Espagnols, des Portugais .. puis des Maghrébins et des Africains... j'allais oublier nos amis Vietnamiens, Cambodgiens et Laotiens. Même si certains sont venus par opportunisme, disons-le comme ça, la majorité est venue parce que le pays avait besoin de bras pour les mines, la construction aéronautique en plein essor (on trouve des familles d'origine tchèque autour de Toulouse, Bordeaux et dans la Somme), reconstruire des villes touchées par les bombardements, cultiver la terre dans un pays durablement soumis au rationnement. Et arrivèrent les Trente Glorieuses et là les employeurs ont aspiré des Maghrébins et les Africains pour diminuer le coût du travail. On pourra me reprocher quelques approximations mais le schéma c'est celui-ci ! Rappelons que le regroupement familial n'est pas le fait d'un homme de gauche mais d'un homme plutôt classé à droite à l'époque : Valéry Giscard d'Estaing.

 

Je reviens un peu sur les Asiatiques qui se sont intégrés au point qu'ils n'ont pas laissé de trace... je caricature. Mais le tempérament de ces populations, très solidaires, se sont prises en main et en quelques années se sont installées sereinement dans le pays ! Vous en entendez parler ? Un argument de plus pour montrer que les migrants prennent la fuite devant les situations instables (c'est un euphémisme!). Autre exemple. L'Ethiopie a été longtemps le théâtre d'une guerre civile – qui s'en souvient ? - et les Ethiopiens fuyaient les zones de guerre et pour beaucoup c'était la direction des pays voisins, plus ou moins accueillants, et l'Italie, puisque ce pays avait colonisé ce royaume ! 

 

à suivre

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Published by Jean-Michel Laurent - - Actualités, Syrie, Libye, Irak, Billets, Migrants

Le service militaire serait de retour. Il y a quelque chose de curieux à ressortir le service militaire et à lui découvrir des vertus alors que cette institution a été brocardée, méprisée. Depuis quelques mois donc les vertus du service militaire refont surface dans le langage de certains hommes et femmes politiques. Ce chant séduit certains, de préférence ceux qui n'ont jamais répondu à cette obligation pour plusieurs raisons dont la première est qu'ils étaient trop jeunes pour y être soumis, ou qu'ils ont été réformés pour motif médical, exemptés pour diverses raisons reconnues par les textes … et ceux qui sont passés au travers grâce à de bonnes relations. D'autres sont séduits pour des raisons patriotiques et d'autres mettent en avant l'enseignement des valeurs de la République. Pour résumer chacun développe des avis respectables même si ce chant ne me séduit pas du tout.

 

Pour moi cette idée de rétablir le service militaire relève du fantasme. Dans notre pays faire du neuf avec du vieux est une pratique courante. Je rappelle que le service militaire a été suspendu en il y a vingt ans, en 1966, par Jacques Chirac alors président de la République. Moi-même je ne partageais pas l'idée de cette mesure car je faisais partie de ceux qui trouvaient une utilité à cette institution. J'avais moi-même effectué mon service militaire dans l'infanterie et j'en conservais un excellent souvenir. Je n'avais pas cherché à me réfugier dans un bureau où je me serais ennuyé comme un « rat mort », j'étais gradé en compagnie de combat dans l'ancienne capitale allemande partagée en quatre, donc avec un grand livre d'histoire posé devant moi. Mais le principe de réalité s'est imposé pour plusieurs raisons : le service militaire était toujours national mais son caractère obligatoire avait été gommé depuis des années. Quant à son caractère universel celui-ci relevait du rêve ! C'est ce que j'ai développé à un ami candidat aux élections régionales qui portait cette idée de rétablir le service militaire, national, obligatoire et universel. Je ne lui ferai pas de mauvais procès car lui, comme moi, a fait la preuve de son engagement au service de la nation.

 

Donc plusieurs hommes et femmes politiques ont développé l'idée de rétablir le service militaire. C'est une fausse bonne idée ! Ces gens oublient que revenir à la conscription suppose une logistique qui n'existe plus : plus de casernements, plus de matériels, plus d'encadrement ; d'autant plus que nos armées, frappées par la déflation voulue par la droite et dans une moindre mesure par la gauche, sont engagées sur de nombreux théâtres d'opérations et même à l'intérieur du pays où elles sont la variable d'ajustement pour assurer la sécurité.

 

Si j'étais méchant je dirais qu'on marche sur la tête. J'ai écouté d'autres arguments sur la durée, les avis varient entre 3 et 6 mois, autant parler de Club Méditerranée, ou de garderie pour adolescents un peu perdus ! On atteint des sommets quand certains voulant sans doute appuyer leur démonstration développent l'idée que ce service militaire aura vocation à enseigner les « valeurs de la République ». Je résume : ce que l'école n'aura pas réussi à inculquer en quinze ans de scolarité, l'armée doit réussir l'exploit en trois ou six mois ! L'école a déjà du mal à transmettre les savoirs fondamentaux, on se demande même si elle en a la volonté quand on regarde le paysage de l'illettrisme ou des difficultés de compréhension des sujets les plus simples : lire et comprendre une affiche de cinéma par exemple. Pour prendre l'exemple de nombreuses connaissances qui ont effectué leur service militaire avec conviction, ils sont arrivés à la caserne ayant intégré ce que certains appellent les valeurs de la République. Ce n'est pas l'Armée qui les leur a enseignées même si pendant les classes des cours de « formation morale » étaient dispensés. Enfin à mon époque... Mais les valeurs de la République étaient intégrées avant, d'ailleurs lors des tests de sélection lors des « trois jours » des questions étaient posées sur cette connaissance !

 

A l'appui de cette idée ses partisans, en tout cas ceux qui prônent une réactivation du service militaire, mettent en avant les apports de la mixité sociale. Là aussi cette mixité sociale était toute relative dans la mesure où le caractère obligatoire ou universel était mis en défaut dans la réalité. Des spécialistes avancent que 66 % d'une classe de recrutement était incorporée.... Ce pourcentage doit varier en fonction des périodes. Je retiens l'exemple de mon contingent de recrutement : j'ai été incorporé avec des garçons couvrant pratiquement toutes les couches de la société, y compris deux ou trois fils d'aristocrates, des étudiants, des ouvriers, des employés. A l'issue des classes nous avons été vingt huit sur cent quatre-vingts à être admis au peloton d'élève-gradé avec toujours cette mixité, ce savant brassage. Au cours des premières semaines nous avions appris à être modestes et à la « boucler ». Ce n'était pas une brimade mais notre chef de section, un ancien sous-officier de la Légion d'origine polonaise, nous a appris pendant les deux mois qui ont suivi à ne pas parler de nous à la première personne. Sous peine d'être « cravaté ». Pas de différence entre les « favorisés » et les « défavorisés ». Là c'était un vrai brassage et je dois dire que j'ai retenu cette leçon d'humilité. Il n'y avait aucune différence. L'instruction était dure mais juste. Personne ne jouait au « caïd » car nous savions qu'un jour au beau fixe pouvait être suivi d'un autre qui révélerait une faiblesse. Dans le froid du climat berlinois ou à Goslar notre seul luxe était de sortir des sacs quelques boîtes de cassoulet WS que nous agrémentions de moutarde en grain. Une vraie tambouille qui agrégeait le groupe …. parfois suprême luxe un camarade sortait une boîte de pâté d'Auvergne ou de foie gras du Sud-Ouest, le dessert était constitué de bananes séchées ou de figues. Plus tard dans nos sections cet apprentissage nous a servi pour souder nos groupes... il y avait des ouvriers, des métallos, des mineurs. Des hommes jeunes mais dont le caractère était souvent affirmé. Quand nous faisions une marche commando ou un parcours du combattant il ne s'agissait pas d'être derrière, il fallait montrer l'exemple.

 

On peut m'objecter que ce service militaire pourrait contribuer à la sécurité. Ma réponse est que je ne vois pas l'intérêt de cette idée puisque nous avons déjà des réservistes, dont une grande partie est qualifiée d'opérationnels. Des hommes et des femmes compétents qui sont formées et soldées, ayant souscrit un ESR. Pourquoi ajouter une strate fragile sur un socle solide et fiable ?

 

Le pouvoir politique veut développer le service volontaire civil : je trouve ce projet plus rationnel, et qui ne vient pas en concurrence avec le développement de la réserve militaire. La bêtise c'est d'ajouter des strates à d'autres strates mis c'est vrai ça donne l'impression d'exister et d'agir.

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Published by Jean-Michel Laurent - - Société, Billet, ServiceMilitaire

Je relis Le Bonheur était dans la pré que Pierre Bonte a écrit en 2004. Le livre s'ouvre sur ses huit jours de vacances de l'été 2003 sur l'île de Ré. Pierre Bonte lis le quotidien régional Sud-Ouest et tombe sur un article qui rapporte la future fermeture de la laiterie de la Fontaine des Veuves implantée à Saint-Pierre-en-l'Île. Cette laiterie créée en 1904 était connue pour l'une de ses spécialités : son beurre baratté qui était livré sur les plus grandes tables, notamment Joël Robuchon qui liait sa purée avec ce beurre, ce qui lui avait permis jusque là au phénomène de concentration. Le président de la laiterie expliquait : « Depuis deux ans, le marché du lait est en plein marasme … une crise de deux ans, pour une petite structure de sept salariés comme la nôtre, c'est trop. Le beurre se vend toujours bien mais il ne représente qu'une partie de notre activité et il ne suffit pas à compenser nos pertes ».

 

Si je cite cet épisode c'est pour bien montrer que les crises que traverse notre agriculture ne sont pas une nouveauté. On nous le vend comme ça ! Alors que les crises sont cycliques et se répètent de plus en plus fréquemment depuis une cinquantaine d'années. Elles sont à la fois structurelles et conjoncturelles, le tout est de savoir ce qu'on met dans cette analyse !

 

Ce type de structures n'intéresse pas l'agro-industrie. On préfère la quantité à la qualité. Il ne faut pas s'étonner de voir les gros volumes attaqués sur les marchés et avec eux les cours. Quinze ans plus tard, quoi d'autre ? Et on comprendra que je limite le sujet …

 

J'écoutais Dimanche soir C Politique sur la 5. Une agricultrice de la région de Quimper adhérente de la Coordination Rurale, productrice de lait et de viande, répondait aux questions de la journaliste qui jouait à la Candide. J'ai apprécié ses réponses reconnaissant notamment qu'il y avait trop de lait. J'ai été rassuré car dernièrement on m'avait soutenu qu'il n'y avait pas de surproduction. Tous les pays européens traversent la même crise. Une fois ce constat que fait-on ? Il faudrait sans doute revenir à des dispositifs de régulation mais comme d'habitude cette Europe n'a aucune volonté politique. Au début des années 50 nos dirigeants Européens, il faut dire qu'ils n'étaient que six, avaient eu l'idée géniale d'harmoniser le marché du charbon et de l'acier. Aujourd'hui notre Union Européenne, on devrait plutôt écrire Désunion Européenne tant chaque pays joue se propre partie sans vision ni perspective. C'est à mettre en parallèle avec la vision de notre agriculture nationale. J'entends critiquer la PAC surtout par ceux qui envisagent d'éliminer leurs confrères tout à fait sereinement, ceux-là même qui jugent cette PAC favorable puisqu'elle contribue à les aider dans leur maintien et dans leur développement, un développement souvent respectueux de l'environnement.

 

Les éleveurs d'oies et de canards du sud-ouest affiliés à la Confédération Paysanne manifestaient pacifiquement sur la place du Capitole à Toulouse. France-Info présente le sujet de manière biaisée en limitant la revendication à l'opposition à la mesure prescrite par l'exécutif d'organiser un vide sanitaire pendant un mois. En fait en ayant écouté une éleveuse le discours n'est pas tout à fait celui-ci. Cette opposition doit être replacée dans son contexte. Ce que la Confédération Paysanne développe c'est qu'elle craint que ce délai conduise à une élimination des petits élevages qui n'ont pas de trésorerie suffisante pour résister à ce report de production alors que les gros élevages, les élevages industriels sont adossés à des coopératives. Une autre idée est développée, celle du défaut de solidarité lors de la répartition des aides. Effectivement quand j'entends solidarité je constate souvent qu'elle est sélective. Donc cette opposition ne porte pas sur la mesure en elle-même mais sur ses conséquences. 

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Published by Jean-Michel Laurent - - Agriculture, PierreBontte, Billets

Les promenades de Bergisel

Je vous propose quelques impressions de mes voyages et visites, illustrées par mes photographies. Avec pour toile de fond : l'Histoire.

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